Les conséquences neurologiques du virus Zika enfin dévoilées

Les conséquences neurologiques du virus Zika enfin dévoilées

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L’infection Zika est toujours un problème de santé publique mondial. Son agent pathogène est le virus Zika transmis par les moustiques du genre Aedes. Depuis 2007, de nombreuses épidémies ont été recensées en Asie et en Afrique, et plus récemment en Amérique centrale et en Amérique du Sud. Si le virus est bien connu par les chercheurs et médecins, la fréquence d’apparition des complications neurologiques, leurs tableaux cliniques et leurs pronostics restent encore très énigmatiques. Dans une étude publiée dans Neurology, une équipe française a réussi à lever le voile sur les effets à long terme de ce virus. De nombreuses études ont tenté de répertorier les conséquences neurologiques dues à l’infection par le virus. Mais la plupart de ces études étaient limitées, car elles ne s’intéressaient qu’aux patients adultes hospitalisés et se focalisaient sur le syndrome de Guillain-Barré ou sur des manifestations neuro-inflammatoires aiguës. Afin de rendre compte du spectre complet et du pronostic de neuroZika et d’identifier les facteurs prédictifs de mauvais pronostic, des chercheurs ont étudié tous les malades du Zika qui se sont présentés à l’hôpital et qui avaient consulté des médecins pour des symptômes neurologiques. Parmi ceux-ci, 87 patients, dont 6 enfants, avaient un neuroZika. – 54 patients avaient des atteintes du système nerveux périphérique, – 19 patients avaient une atteinte du système nerveux central, – 14 patients présentaient un tableau neurologique mixte. Tous ces cas montraient des traces d’acides nucléiques du virus Zika dans l’urine, le sang ou le LCR. Un quart des cas avec neuroZika présentaient des séquelles entraînant une grave invalidité, pouvant être prédites par la détection des acides nucléiques du virus Zika dans l’urine, le sang ou le LCR. Les séquelles à long terme sont donc fréquentes dans le neuroZika et le statut du virus à l’admission du patient peut informer du pronostic. Ces éléments doivent être pris en compte pour adapter le diagnostic et la prise en charge de ces malades.

LP, d’après un communiqué de presse de l’Inserm du 1er mai 2019.

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