Sclérose en plaques rémittente-récurrente : nouveautés thérapeutiques

Résumé
La prise en charge des formes rémittentes-récurrentes de sclérose en plaques a été modifiée par la mise à disposition de nouvelles molécules. Leurs mécanismes d’actions sont expliqués et les données d’efficacité des phases III et d’extensions détaillées. L’absence d’études comparatives limite cependant les possibilités de comparaison. L’efficacité des traitements de seconde ligne a conduit à définir de nouveaux objectifs thérapeutiques. La survenue d’effets secondaires graves associés à leurs utilisations nécessite une évaluation du niveau de risque à l’échelle individuelle lors d’une décision thérapeutique. Les effets secondaires et les surveillances propres à chaque traitement sont exposés. Elles définissent le cadre d’utilisation qui permet de réduire le nombre et la gravité des effets secondaires.

Introduction

Le développement de nouvelles molécules dans le domaine de la sclérose en plaques rémittente-récurrente a permis, depuis la commercialisation du Tysabri® en 2007, de redéfinir nos objectifs thérapeutiques en termes d’efficacité, mais aussi de personnalisation des traitements. Ils doivent permettre d’obtenir un contrôle optimal de la maladie, pouvant aller jusqu’à la rémission tout en préservant un niveau d’exposition minimal aux risques graves qui leur sont associés afin de répondre aux attentes et besoins des patients. Les données d’efficacité des phases III et d’extensions des huit molécules ayant obtenu un avis favorable de l’agence européenne du médicament mais aussi de deux molécules en cours d’évaluation seront détaillées. En l’absence d’étude comparative, il est difficile de comparer ces molécules. Le niveau d’activité et de handicap, la durée d’évolution de la maladie et la prise de traitement de fond avant l’inclusion sont autant de biais potentiels à la comparaison des risques relatifs rapportés pour chacun des produits. Des critères d’évaluation tenant compte de l’efficacité à l’échelle de l’individu et non plus à l’échelle du groupe sont désormais utilisés. Il s’agit de la proportion de patients libres de poussées, de progression confirmée du handicap et d’activité IRM de la maladie. La combinaison de ces critères définit actuellement l’absence d’activité de la maladie ou NEDA. Les profils de tolérance et de sécurité des produits sont précisés grâce aux données de post-commercialisation et des phases d’extension. La survenue d’effets secondaires graves, pouvant dans certains cas conduire au décès, a nécessité la mise en place de plan de gestion des risques afin de mieux les apprécier et d’en minimiser les conséquences, même si ces mesures ne peuvent s’affranchir d’une part d’incertitude.

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