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Les schémas de neuro-anatomie – Le nerf V, ou trijumeau

Résumé
La chronique du mois vise à faire le point sur des éléments de base de neuro-anatomie fonctionnelle ou de neurophysiologie. Elle a pour objectif de rappeler la neuro-anatomie de manière ludique et accessible.
Comme « Le simple est toujours faux », il sera nécessaire pour le lecteur de garder un œil critique et d’accepter que la chronique soit orientée vers un public non spécialisé.

 

Introduction

Parmi les douze paires de nerfs crâniens qui émergent du tronc cérébral, le nerf trijumeau (V) occupe une place singulière et majeure. À la fois le plus volumineux et l’un des plus complexes sur le plan fonctionnel, il constitue le principal nerf de la sensibilité de la face et joue un rôle essentiel dans la motricité masticatoire.
Son nom, trijumeau, reflète sa division en trois branches principales — ophtalmique (V1), maxillaire (V2) et mandibulaire (V3) — qui assurent une innervation étendue et organisée du visage, de la cavité buccale et des structures profondes associées.
Le trijumeau est un nerf mixte, combinant une grosse racine sensitive et une petite racine motrice, toutes deux issues du pont. Cette double composante illustre la dualité fonctionnelle du nerf : il assure à la fois la transmission des sensations tactiles, thermiques et douloureuses provenant de la face, et le contrôle moteur des muscles de la manducation, qui permettent de mordre, de mastiquer et d’élever la mandibule.
Sur le plan anatomique, le trijumeau forme un véritable carrefour ­neuro-anatomique. Après avoir émergé du tronc cérébral (Fig. 1), il traverse la fosse crânienne postérieure, où se situe le ganglion trigéminal (ou ganglion de Gasser), véritable relais sensitif regroupant les corps cellulaires des neurones primaires. De ce ganglion se détachent ses trois grandes branches terminales, chacune chargée d’un territoire sensoriel bien défini.
Mais le trijumeau ne se résume pas à une simple structure anatomique : il est également au cœur de nombreux mécanismes physiologiques et réflexes (comme le réflexe palpébral protecteur de la cornée) et représente un repère clinique fondamental.

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