AAN 2016 – Sclérose en plaques : épidémiologie, traitement et grossesse

Résumé

Cette année à l’AAN, nous avons rapporté dans nos bagages des informations pour nos patientes qui prévoient une grossesse. Nous avons appris qu’avoir été un bébé allaité au sein réduit le risque de survenue d’une SEP pédiatrique, au travers de la réduction du risque d’obésité infantile. Nous avons eu confirmation que les SEP tardives progressent plus rapidement, même dans les formes RR. Nous avons été impressionnés par les résultats d’OPERA I et OPERA II sur l’obtention du NEDA. Et nous avons échangé des données sur l’utilisation des traitements récents dans la vraie vie.

Abstract : Multiple sclerosis: Epidemiology, treatment and pregnancy
This year at the AAN, in our luggage we brought back more information for our patients which plan to get pregnant. We learned that breastfeeding may protect against pediatric MS, probably in reducing the risk of obesity. We had some confimation that later multiple sclerosis progress quickly, even in remittent forms. We have been impressed by the effect of ocrelizumab on NEDA achievement, in OPERA I and OPERA II studies. And we collected more data about recent drugs utilization in real life.

Histoire naturelle et épidémiologie

Chez les plus jeunes…

L’obésité dans l’enfance est un facteur qui augmente le risque de sclérose en plaques (SEP) [1], et l’un des liens entre les deux est peut-être l’hyperinsulinémie et son effet sur les lymphocytes T reg. En effet, en présence de taux d’insuline élevés, ceux-ci produisent moins d’IL-10 [2].
Encore un bienfait de l’allaitement maternel prolongé, puisque, notamment au travers de la réduction du risque d’obésité infantile, il réduirait le risque de SEP pédiatrique [3]. Une histoire personnelle d’allaitement au sein est moins fréquemment retrouvée dans les SEP de début pédiatrique que chez les contrôles. De plus, quand un allaitement au sein est retrouvé, sa durée est significativement plus courte chez les SEP pédiatriques que chez les témoins. L’allaitement maternel de plus de 4 mois divise par quatre le risque de SEP pédiatrique (Fig. 1).

Figure 1 – Allaitement maternel et risque de SEP pédiatrique (POMS : pediatric-onset multiple sclerosis).

… et chez les plus vieux

Une étude sicilienne a comparé l’évolution de 143 late-onset RR MS, débutant après 40 ans (âge moyen 47,7 ± 5,3 ; [41-65]) avec celle de 528 early-onset RR MS, débutant avant 40 ans (âge moyen 27,0 ± 7,1 [7-40]) [4]. Avec un recul de 9 ans, les patients plus âgés atteignent plus rapidement le seuil d’EDSS 6, même dans ces cohortes uniquement rémittentes.

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