EAN 2020 – Interface cerveau machine : de la communication à la rééducation

Compte rendu de la session « Brain computer interface : communication and rehabilitation »

Surjo Soekadar, Steven Laureys, Robert Riener. FW 018 : Brain-Computer Interfaces (BCI): Communication and rehabilitation. EAN 2020, lundi 25 mai.

Durant cette session, trois orateurs ont discuté de l’intérêt et des perspectives offertes par les interfaces cerveau-machine (ICM) en neurologie. Les grands principes de cette technologie, ainsi que les principales applications, allant de la réé ducation du membre supérieur dans les accidents vasculaires cérébraux (AVC) à la communication avec les patients en état de conscience altérée, sont discutées. Si les ICM sont prometteuses en neurologie, de nombreux défis, qu’ils soient technologiques ou éthiques, restent à relever pour que le plus grand nombre de patients puissent en bénéficier dans leur vie quotidienne.

Introduction

Les interfaces cerveau-machine (ICM) correspondent à un système de liaison directe entre un cerveau et un ordinateur, ayant pour objectif la réalisation de tâches sans passer par l’action des nerfs périphériques et des muscles. Conceptualisées dans les années 1970, et en plein essor depuis les années 1990, les potentielles applications chez les patients avec des pathologies neurologiques sont séduisantes et permettraient de rétablir les fonctions perdues, par exemple la communication (locked-in-syndrome), les fonctions motrices essentielles en vie quotidienne, comme manger ou boire, malgré une tétraplégie, etc.
La question de savoir si un ordinateur peut « lire dans les pensées » est toujours d’actualité, mais de nombreux progrès ont été réalisés, notamment sur la découverte de transferts plus importants et plus efficaces du cerveau vers l’ordinateur, et au développement de meilleures technologies d’analyse du signal. En effet, les ICM reposent sur un système d’acquisition et de traitement de l’activité cérébrale, permettant la détection d’une intention motrice, un système de classification puis de traduction de ces signaux en commande, généralement motrice. Différentes méthodes d’acquisition des signaux (électroencéphalogramme [EEG], near infrared spectroscopy ou onde P300, etc.) existent et peuvent être invasives (électrodes implantées dans le cortex) ou non invasives. Leur utilisation va de la rééducation motrice du membre supérieur, en passant par l’interaction humain-humain, à la communication avec des patients en état de conscience altérée.

La lecture de cet article est réservée aux abonnés.

Découvrez nos offres d'abonnement

Abonnez-vous à la revue et accédez à tous les contenus du site !

  • Tous les contenus de Neurologies et NeuroTV en illimité
  • Les 10 numéros papier
  • L'inscription gratuite aux Rencontres de Neurologies
  • Les newsletters mensuelles
  • 80 numéros d'archives numériques

ou

Achetez cet article

Ajoutez cet article à votre panier, procédez au paiement et retrouvez-le dans votre espace.

ou

Inscrivez-vous gratuitement sur Neurologies.fr et bénéficiez de l'accès à une sélection d'articles !

  • Les actualités de Neurologies et NeuroTV, dédiées aux professionnels de santé
  • Les newsletters mensuelles