EAN 2020 – La stimulation cérébrale non invasive : une nouvelle ère pour le traitement des réseaux cérébraux désorganisés

Le symposium portant sur la neurophysiologie de la stimulation cérébrale non invasive (NIBS) a regroupé quatre conférences. Les communicants ont notamment pu donner un aperçu de l’utilisation de la NIBS dans différents domaines de la neurologie et de la psychiatrie.

Stimulation magnétique transcrânienne répétitive et stimulation transcrânienne à courant continu

Lefaucheur JP. NIBS in neuropathic pain syndromes. SYMP 03 : Neurophysiology and non-invasive brain stimulation (NIBS). EAN 2020 : Samedi 23 mai.

Concernant l’utilisation de la NIBS pour les douleurs neuropathiques, le Pr Jean-Pascal Lefaucheur (Créteil, France) a souligné que les effets analgésiques de la stimulation du cortex moteur ne sont pas dus à une activation du système moteur. En revanche, ils sont liés à l’activation de diverses voies non motrices présentes dans le gyrus précentral [1].
Des séances répétées de stimulation magnétique transcrânienne répétitive (rTMS) peuvent augmenter l’ampleur et la durée du soulagement de la douleur. L’effet clinique serait plutôt modéré, mais la comparaison avec un placebo indiquerait une réelle amélioration.
L’aire motrice M1 (sur l’hémisphère gauche) constitue la cible privilégiée pour la rTMS et pour la stimulation transcrânienne à courant continu (tDCS) [2].
Le plus souvent, une bobine en huit avec orientation antéropostérieure (navigation guidée par l’image) est utilisée pour la rTMS. Son intensité est alors ajustée à l’excitabilité du cortex moteur individuel. En revanche, l’intensité est fixée de la même façon pour tous les individus dans le cadre de la tDCS.
Par leurs mécanismes d’action, la rTMS et la tDCS modulent divers circuits cérébraux, notamment le gyrus précentral. La rTMS semble être efficace sur des différents types de douleurs neuropathiques focales. Par ailleurs, elle aurait une efficacité supérieure à la tDCS en ce qui concerne la douleur des membres inférieurs.
En pratique, ces techniques ont une très bonne fiabilité et affichent très peu d’effets indésirables ou de contre-indications. Il existe néanmoins une grande variabilité individuelle et, aujourd’hui, il reste difficile de prédire la durée de l’effet induit. Ces incertitudes soulèvent alors des questions concernant la thérapie d’entretien.

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