Résumé
Le sommeil est l’un des piliers de notre santé [1]. La privation aiguë ou chronique de sommeil perturbe les apprentissages, favorise la survenue de nombreuses pathologies chroniques. Un récent rapport de l’Institut national du sommeil et de la vigilance [2] alerte ainsi : « Pierre angulaire des difficultés de sommeil des enfants et des adolescents, les écrans sont aujourd’hui au premier plan des préoccupations des spécialistes ».
Abstract
Screens: sleep’s ennemies
Sleep is a main issue for global health [1]. Acute or chronic sleep deprivation disrupts learning and favors the onset of many chronic diseases. A recent report from the Institut national du sommeil et de la vigilance[2] alerts: « The cornerstone of sleep difficulties in children and adolescents, screens are now at the forefront of specialists’ concerns ».
Le sommeil : élément central de notre santé
Le sommeil est un pilier de notre santé [1]. Ses altérations quantitatives et/ou qualitatives favorisent la survenue de nombreuses pathologies chroniques, notamment le diabète, l’obésité, les maladies cardiovasculaires, la dépression. De plus, toutes ces pathologies sont des facteurs de risque de démence.
Certains cancers (sein et prostate) sont plus fréquents chez les personnes en dette de sommeil, c’est-à-dire dormant moins de 7 heures par nuit de façon chronique. La privation aiguë de sommeil augmente le risque de survenue d’une crise d’épilepsie et les céphalées migraineuses.
Le sommeil est impliqué dans la régulation immunitaire, les infections survenant plus volontiers en cas de dette chronique de sommeil [3] : ceci a été étudié avec des volontaires répartis en deux groupes selon qu’ils rapportaient avoir dormi moins de 7 heures ou plus de 8 heures par nuit au cours des 14 jours précédant le début de l’étude. En quarantaine pour 14 jours, ils se voyaient inoculer un rhinovirus par voie nasale. Le risque de développer les symptômes de l’infection était multiplié par trois chez les individus du premier groupe par rapport à ceux du second. L’atteinte des défenses reste mal connue, même si certaines études suggèrent une diminution des lymphocytes T natural killers et helpers, une diminution de la synthèse de cytokines et une modification de leur réponse aux lipo-polysaccharides.
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