Troubles anxieux et consultations de mémoire

Les troubles anxieux sont les plus fréquents de tous les troubles mentaux en population générale. Leur prévalence sur 12 mois et vie entière est estimée entre 15 et 21 %. Ils regroupent les troubles anxieux généralisés (2 à 6 %), le trouble panique, l’état de stress post-traumatique, l’agoraphobie, la phobie sociale, les phobies spécifiques et les troubles obsessionnels compulsifs.
Les consultations de mémoire sont souvent considérées uniquement comme les lieux où se diagnostique la maladie d’Alzheimer au point que les secrétariats informent les patients « qu’ici, on ne fait pas la psychiatrie ». Certes, l’appel d’offres de ces consultations attire des personnes inquiètes. Et s’il est important de hiérarchiser les demandes, il faut rappeler :
1. qu’il est utile médicalement d’y recevoir des anxieux, de diagnostiquer le trouble mental et de le traiter. Il convient ainsi de rappeler les conséquences graves de l’anxiété sur le sommeil ou la cognition qui méritent des soins appropriés,
2. que le bilan cognitif peut permettre de repérer des comorbidités,
3. et que certaines maladies neurologiques peuvent être masquées par la perplexité anxieuse de la personne, surtout au début, ce qu’un tri téléphonique peut rater.

Le récit, l’entretien, le bilan cognitif

Les plaintes attentionnelles sont fréquentes : difficulté à se concentrer, à faire deux activités à la fois, à ne pas savoir quoi chercher dans un placard, sensibilité à l’interférence, tendance à persévérer dans une tâche, perte du fil d’une conversation ou d’une lecture, incapacité à inhiber une activité routinière, etc. La plainte attentionnelle peut être associée à une plainte de mémoire et surtout au fait d’avoir du mal à récupérer une information passée ou prospective (chose à faire) en mémoire. Il peut y avoir des récits de trous de mémoire : oubli d’un rendez-vous primordial, d’une date d’anniversaire jamais ratée, etc. Dans le cadre particulier des consultations de mémoire, bien sûr certains consultants verbalisent la peur d’avoir une maladie d’Alzheimer (hypochondrie ou vécu douloureux personnel que nous pouvons, même à distance, accompagner). Enfin, le doute cognitif et la mésestime sont très présents dans le discours [1, 2].

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