AAN 2017 – Épilepsie : des résultats positifs confirmés

Pas de nouveauté ébouriffante en ce qui concerne l’épilepsie à l’AAN cette année. Mais, quand même, il y a eu quelques confirmations de résultats positifs pour les techniques de stimulation cérébrale, des données solides présentées pour le cannabidiol (mais elles l’avaient déjà été à l’AES en décembre 2016) et des études cliniques pouvant aider au diagnostic et à la prise en charge des patients.

Abstract : Epilepsy
No dramatic news in epileptology during this meeting of the AAN. But the results of controlled studies of canabidiol show some efficacy in the Lennox Gastaut syndrome, and precise the pharmacokinetic interaction of cannabidiol with clobazam. Of course, these results are only valuable for cannabidiol, and cannot be extrapolated to all preparations of cannabis. Two studies have been presented on the effect of deep brain stimulation, with encouraging results, particularly on the long term. An epidemiologic study show that the incidence of vascular epilepsy is low during the first year after stroke, another one that neurological autoantibodies are found in 37,1% of newly diagnosed epilepsy. Finally, one study has shown that a larger volume of the amygdala may be associated with a greater risk of SUDEP, as another one underlines that people with epilepsy want to be informed, by their physician, of the risk of SUDEP.

Les rythmes rapides au cours du sommeil ne sont pas propres au syndrome de Lennox-Gastaut

• Sagi V, Bhatt A, Abou-Khalil B et al. Generalized Paroxysmal Fast Activity in EEG: not an uncommon finding in genetic generalized epilepsy. AAN 2017 ; P2.226.

Les rythmes rapides au cours du sommeil, retrouvés classiquement dans le syndrome de Lennox-Gastaut, ont été décrits également dans des épilepsies généralisées idiopathiques, et pour certains auteurs associés à un bon pronostic (Fig. 1). Ils retrouvent ici une série de sept patients pour lesquels l’EEG retrouve ces rythmes rapides au cours du sommeil, alors qu’aucun ne remplit les critères diagnostiques de Lennox-Gastaut : le type de crise principal était des crises tonicocloniques (cinq), des absences (un) et des absences myocloniques (un), aucun n’avait de crise tonique et le début de l’épilepsie variait entre 5 et 26 ans. Tous avaient des fonctions cognitives normales. En termes de pronostic, trois étaient sans crise, les quatre autres présentaient une moyenne de 4,5 crises par mois. Les rythmes rapides au cours du sommeil ne sont donc pas spécifiques du syndrome de Lennox-Gastaut. En revanche, leur signification dans les épilepsies généralisées idiopathiques reste à démontrer.

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