AAN 2019 : les épilepsies à travers le spectre des États-Unis

Le congrès de l’AAN est souvent l’occasion de voir dans un domaine particulier de la neurologie ce que nos collègues d’Amérique du Nord considèrent d’actualité. Ainsi, la session sur l’épilepsie a retenu toute notre attention. Lors d’une longue conférence didactique, les questions sur les médicaments antiépileptiques (MAEs), les options chirurgicales et les nouveaux espoirs chez les patients résistant aux MAEs ont été abordés par le Dr Joseph I. Sirven, professeur de neurologie à la Mayo Clinic (USA).

Le spectre des MAEs

Une fois encore le spectre des MAEs a été précisé (Fig. 1) en insistant sur le spectre étroit de la carbamazépine, l’oxcarbazépine, l’eslicarbazépine, mais aussi de la gabapentine et de la prégabaline. Les deux molécules les plus employées avec un spectre large sont le valproate de sodium et le lévétiracétam. Les précautions d’emploi du valproate chez la femme font que les deux molécules à privilégier avec le spectre le plus large chez la femme sont le lévétiracétam et la lamotrigine. Les molécules à spectre large sont à proposer aux patients pour lesquels le type de crise ou d’épilepsie est incertain quant à leur caractère focal ou généralisé, par exemple pour une épilepsie sans cause retrouvée avec des crises dont la nature partielle ou généralisée ne peut pas être déterminée.

Figure 1 – Spectre d’efficacité des différents MAEs. Utilisez plutôt les MAEs à spectre large quand le type de crise n’est pas bien identifié.

Comment choisir le meilleur médicament antiépileptique ?

Le choix d’un MAE est toujours complexe, car il n’existe pas de données qui permettent de choisir simplement le bon traitement pour un patient spécifique. Ce choix est donc multifactoriel (type de crise, âge du patient, sexe, effets indésirables redoutés, comorbidités, coprescriptions, etc.). Le Pr Sirven a aussi bien insisté sur l’existence de comorbidités qui va inciter à choisir une molécule qui peut avoir une efficacité sur les deux conditions. Il a décrit cinq conditions fréquentes : la maladie bipolaire, la migraine, les douleurs neuro-
pathiques, les névralgies trigéminales et les tremblements. Dans chacune de ces conditions, certaines molécules peuvent avoir un effet sur les deux pathologies (Tab. 1).

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