L'expertise scientifique

rencneuro

Chez quels patients et jusqu’où traquer la cause cardio-­embolique après un AIT/AVC ?

Résumé
Le cardiologue est de plus en plus sollicité après un AVC ischémique cryptogénique pour le dépistage de la fibrillation atriale (FA) afin de confirmer l’indication d’un traitement anticoagulant, et l’initiation de la prise en charge d’une FA découverte à cette occasion.
La preuve de la FA est essentielle avant de commencer le traitement anticoagulant après un AVC.
Diverses solutions de dépistage existent et doivent être adaptées en fonction du profil de risque de FA et des comorbidités du patient. Le Holter ECG de longue durée et le moniteur cardiaque implantable sont actuellement les examens de référence pour le dépistage, mais de nombreuses autres solutions non invasives avec les objets connectés ont vu le jour dernièrement et sont en cours d’évaluation dans cette indication.

Abstract: The cardioembolic cause after a TIA/stroke
The cardiologist is increasingly called upon after a cryptogenic ischemic stroke for the screening of atrial fibrillation (AF) in order to confirm the indication for anticoagulant treatment, and the initiation of the management of an AF discovered on this occasion.
Evidence of AF is essential before starting anticoagulant therapy after stroke. Various screening solutions exist and must be adapted according to the risk profile of AF and the patient’s comorbidities. The long-term Holter ECG and the implantable cardiac monitor are currently the gold standard for screening, but many other non-invasive solutions with connected devices have recently emerged and are being evaluated in this indication.

On estime à environ 140 000 par an le nombre de nouveaux cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) en France, soit un AVC toutes les 4 minutes. Une personne sur six aura un AVC dans sa vie. L’AVC est aussi fréquent que l’infarctus du myocarde. Le quart des AVC concerne des personnes de moins de 65 ans, la moitié des personnes de 65 à 84 ans et un autre quart des personnes d’au moins 85 ans. Environ 20 % des personnes décèdent dans l’année qui suit un AVC.
L’AVC est la première cause de décès chez la femme et la troisème chez l’homme. On estime à environ 750 000 le nombre de personnes ayant survécu à un AVC, parmi lesquelles environ 60 % gardent des séquelles neurologiques plus ou moins importantes. Seul un tiers des actifs est capable de reprendre une activité professionnelle.

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