L'expertise scientifique

Covid-19 et sclérose en plaques : étude CoviSEP

Le début de l’année 2020 a été marqué par l’émergence d’un nouveau coronavirus, appelé (Sars-CoV-2) pour « severe acute respiratory syndrome coronavirus 2 » ou Covid-19. Le virus a rapidement et brutalement installé à travers le monde, au début du printemps, une situation de pandémie totalement inédite. Les conséquences sur la santé, l’économie, la culture, le sport ont été sans précédent et les hôpitaux ont été rapidement saturés en raison de l’afflux de formes sévères nécessitant assistance respiratoire et réanimation pour un bon nombre de sujets, notamment âgés ou fragiles. Ceci a conduit à un confinement massif et au recours au télétravail à chaque fois que cela était réalisable.

Populations touchées

D’emblée, nous avons identifié deux populations susceptibles d’être prises en charge par les neurologues. Tout d’abord, des patients présentant des complications neurologiques du Covid-19, comme cela peut se voir à la suite de toute épidémie virale (méningite, syndrome de Guillain-Barré, encéphalite…). Ensuite, nos patients neurologiques qui, de par leurs affections ou leurs traitements, pouvaient potentiellement être exposés au virus et développer une forme plus sévère ou des complications plus graves de la maladie.

Patients présentant des complications neurologiques du Covid-19

Pour la première population, les patients n’ont pas été particulièrement nombreux dans les services de neurologie. Nous avons accueilli quelques cas de Guillain-Barré [1] ou d’encéphalomyélite aiguë disséminée (ADEM), mais pas en proportion supérieure à ce qu’il est habituel de voir au mois de mars les autres années. Nous n’avons notamment pas eu de méningite et le tropisme neurologique direct du virus reste incertain. En revanche, nos collègues de réanimation nous ont assez vite alertés sur des troubles comportementaux de sujets atteints de formes graves du virus, avec une facilité inhabituelle, notamment chez les sujets jeunes, lors de l’intubation. À l’inverse, nos collègues ont remarqué une résistance importante à l’extubation, des confusions et des agitations, voire des hallucinations [2].
Rapidement, les IRM de ces patients ont révélé des anomalies cérébrales aussi variées qu’inquiétantes (AVC notamment associant thrombose et micro-hémorragies, encéphalites, PRES [posterior reversible encephalitis syndrom], etc.) [2, 3]. Ces anomalies étaient assez fréquemment associées à des troubles de la coagulation ou du bilan auto-immun (anticoagulants circulants, antiphospholipides…).

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