Yannick Béjot. Stroke. Highlights of the congress and breaking news. PLEN 04. EAN 2020 ; mardi 26 mai.

Ce congrès EAN 2020 a fait la part belle à la pathologie neurovasculaire, avec plus de 280 présentations relatives à ce sujet, intégrées dans trois sessions de présentations orales, six sessions de e-présenta tions, et neuf sessions d’e-posters. Si les communications autour de la prise en charge des AVC à la phase aiguë étaient largement représentées, d’autres études pronostiques, diagnostiques et de prévention se sont distinguées.

Traitement aigu de l’infarctus cérébral mineur avec occlusion d’une grosse artère

Deux travaux issus d’un groupe de 45 centres français ayant analysé de manière rétrospective les patients admis pour un infarctus cérébral mineur (score NIHSS < 6) avec occlusion d’une grosse artère, entre 2015 et 2018, ont été présentés.

Thrombolyse seule ou traitement combiné

Le premier travail s’intéressait au devenir à 3 mois de 598 patients avec un infarctus cérébral mineur et une occlusion de l’artère carotide interne et/ou du segment M1 ou M2 de l’artère cérébrale moyenne, en fonction du traitement reçu, selon une analyse en intention de traiter (traitement par thrombolyse intraveineuse incluant les patients ayant reçu une thrombectomie mécanique de sauvetage versus traitement combiné thrombolyse intraveineuse + thrombectomie mécanique, incluant les patients qui n’avaient pas reçu la thrombectomie mécanique du fait d’une recanalisation après la thrombolyse) [1].
Le critère principal de jugement (score mRS 0-1) ne différait pas en fonction des deux groupes (OR = 0,96 ; IC 95 % = 0,75-1,24 ; p = 0,76) et il existait un risque de transformation hémorragique symptomatique plus important dans le groupe traité par traitement combiné (OR = 3,01 ; IC 95 % : 1,77-5,11 ; p < 0,0001). Néanmoins, il existait une interaction significative (p < 0,001) selon le site d’occlusion et l’analyse par sous-groupes qui montrait un bénéfice du traitement combiné en cas d’occlusion proximale ou distale M1 (associée ou non à une occlusion carotidienne), alors que les patients présentant une occlusion M2 (associée ou non à une occlusion carotidienne) semblaient tirer bénéfice d’un traitement par thrombolyse seule (Fig. 1). Bien que l’interaction n’était pas statistiquement significative (p = 0,07), une tendance à un surrisque hémorragique était noté en cas de traitement combiné pour les patients présentant une occlusion M2 (Fig. 1).

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