Les conséquences médico-sociales des épilepsies – Le neurologue : l’un des acteurs clé du parcours socio-professionnel du patient souffrant d’épilepsie

Éditorial

Vers une approche holistique de l’épilepsie ?
La prise en charge des patients souffrant d’épilepsie se doit, en 2020, d’être globale. Les médecins référents doivent être attentifs à la qualité de vie et au projet de vie personnel et professionnel de leurs patients. Au-delà de l’aspect diagnostique et thérapeutique, cela implique également une reconnaissance et une prise en compte des comorbidités cognitives et psychiatriques éventuelles, une connaissance des dispositifs existants et de la législation pour informer, conseiller et orienter au mieux ces patients.
Les termes peuvent parfois apparaître barbares : RQTH, ESMS, PSOP, CIF, CPF… Pourtant, derrière ces acronymes, se cachent des ressources pouvant aider nos patients et vous guider dans l’information à leur apporter.
L’excellent article de Patrick Latour, Maryline Costagliola et Adrien Didelot aborde de façon pratique et détaillée les conséquences médico-sociales des épilepsies et les dispositifs en place pour y remédier. Je terminerai en reprenant la conclusion de l’article : la continuité des parcours de vie des personnes épileptiques est une responsabilité partagée, à assumer collectivement !

Sophie Dupont

1. Unité d’épilepsie et de réhabilitation neurologique,
Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, AP-HP, Paris

2. Centre de recherche de l’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM),
UMPC-UMR 7225 CNRS-UMRS 975 INSERM, Paris

3. Université Paris Sorbonne, France

Plus de trois quarts des patients souffrant d’épilepsie ont leur maladie contrôlée par les traitements et ne souffrent pas de comorbidité lourde. Néanmoins, les embûches pour le patient souffrant d’épilepsie dans la construction de son projet professionnel sont nombreuses.
Il apparaît crucial que le neurologue ou l’épileptologue traitant soit au fait des différents dispositifs qui permettent de guider la scolarité, l’orientation professionnelle, puis l’activité professionnelle du patient souffrant d’épilepsie dont il s’occupe.
En effet, les différents acteurs du monde du travail, y compris les médecins du travail connaissent peu ou mal la pathologie épileptique et seront de peu de secours en l’absence d’informations éclairantes du neurologue traitant.
Il est proposé ici de brosser à grands traits les principes généraux qui permettront au neurologue traitant de conseiller et d’orienter leurs patients souffrant d’épilepsie au mieux de leurs intérêts.

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