Un EEG est le plus souvent demandé lors d’une suspicion de crise épileptique. Les sujets âgés présentent une incidence élevée de crises d’épilepsie avec les enfants-adolescents. Comme le rappellent les récentes recommandations de bonne pratique de l’HAS 2020, le diagnostic positif de l’épilepsie chez une personne âgée doit suivre la même démarche que chez l’adulte [1]. Les moyens nécessaires à l’identification d’une cause doivent être mis en œuvre quel que soit l’âge. Mais le diagnostic de l’épilepsie chez le sujet âgé est un défi pour de nombreuses raisons [2]. L’approche clinique est primordiale pour affirmer le diagnostic du caractère épileptique d’un malaise parmi de nombreux diagnostics différentiels possibles. Mais les difficultés diagnostiques sont d’autant plus grandes que l’interrogatoire est peu fiable : absence de témoin, troubles cognitifs ou psychiatriques associés. Les symptômes peuvent être banalisés ou attribués à tort à d’autres causes. En plus de la fréquence des crises aiguës symptomatiques, les aspects sémiologiques des crises d’épilepsie présentent des particularités chez le sujet âgé. Dans cette population, les crises généralisées d’emblée sont exceptionnelles. Si l’épilepsie débute à ces âges, la plupart des crises sont donc focales [4]. À part les crises typiques (facilement reconnues : convulsions, myoclonies, crises focales complexes), la sémiologie ictale est fréquemment trompeuse, et peut revêtir plusieurs formes.
Par ailleurs, l’EEG est peu fiable particulièrement dans cette tranche d’âge : aucune anomalie EEG “spécifique” n’est retrouvée dans plus de 50 % des cas. Les difficultés diagnostiques sont encore multipliées par l’existence fréquente des comorbidités [3]. Toutefois, dans certaines situations diagnostiques difficiles, l’EEG peut apporter des arguments en faveur de diagnostics différentiels comme dans les encéphalopathies.
Nous proposons donc dans la suite de cet exposé d’envisager les principales situations cliniques où un EEG peut être demandé et nous présenterons également les figures EEG qui peuvent être rapportées et décrites dans la population âgée et qu’il faut savoir interpréter et ne pas confondre avec des éléments épileptiques.

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