L’utilisation thérapeutique de produits d’origine biologique est en plein essor dans toutes les surspécialités de la neurologie : thérapie moléculaire avec le développement d’anticorps monoclonaux, cytokines, nanoparticules d’origine biologique, thérapie cellulaire et greffes, thérapie génique ex vivo et in vivo, immunothérapie et vaccins. Le mode de fabrication rend compte en partie du coût très élevé de ces traitements. Ces produits semblent donc remarquablement efficaces, tout en présentant dans l’ensemble peu fréquemment des effets secondaires, même si la surveillance doit être extrêmement rigoureuse tout au long de leur administration. Laure Michel et Nicolas Collongues font dans ce dossier une synthèse de leur présentation, effectuée aux 17es Rencontres de neurologies (décembre 2015), sur la classification et les principales utilisations en neurologie.

La prescription initiale des biothérapies appartient aujourd’hui généralement aux neurologues hospitaliers. Il faut en effet répondre à plusieurs critères pour pouvoir en bénéficier. Le suivi est ensuite souvent assuré en ville. Pour le moment, elles sont en général administrées après échec des traitements de fond traditionnels. Selon le produit choisi, l’administration se fait soit en perfusion intraveineuse à l’hôpital en hospitalisation de jour, soit par injection sous-cutanée. Les effets indésirables sont presque les mêmes pour tous les produits. Les risques infectieux, en particulier le réveil d’une tuberculose ancienne insuffisamment traitée, et le risque de leuco-encéphalopathie multifocale progressive (LEMP) représentent les principaux problèmes. Le dépistage d’une tuberculose préexistante est donc un prérequis avant la prescription de toute biothérapie. Comme il existe un risque potentiel d’aggravation d’une éventuelle infection banale, les neurologues doivent rester vigilants quant au suivi minimum imposé par le plan de gestion des risques (PGR). Des incertitudes existent également sur le long terme, car un recul d’au moins 10 ans est nécessaire pour savoir s’il existe ou non un risque d’apparition de lymphome ou de cancer. Pour certains produits, des alertes ont déjà été soulevées. Les données actuelles sont plutôt rassurantes, mais un suivi très attentif est en cours. On n’insistera jamais assez sur l’importance d’un bilan préthérapeutique et sur un suivi rigoureux qui relèvent de la responsabilité du neurologue prescripteur. Il comprend la vérification du statut vaccinal, et Mikael Cohen fait le point sur ces risques dans ce dossier. La surveillance biologique et radiologique est régulière et obligatoire, conditionnant le plus souvent le renouvellement de la prescription, et il est indispensable de vérifier la compliance à une contraception efficace pendant toute la durée du traitement. Plus que jamais, avec cette classe thérapeutique, la balance bénéfices-risques est au cœur du débat.

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