Les troubles du sommeil retrouvés dans les synucléinopathies : comment les dépister et les prendre en charge ?

Résumé
Une accumulation anormale d’alpha-synucléine dans les neurones caractérise les synucléinopathies : maladie de Parkinson (MP), atrophie multi-systé ma tisée (AMS), démence à corps de Lewy (DCL). Les troubles du sommeil, fréquents dans ces pathologies neu rodégénératives, sont d’origine multifactorielle. Ils peuvent être liés directement à la pathologie et son handicap, ou bien être iatrogènes, ou encore en lien avec l’hygiène de sommeil et l’environnement, et enfin avec les comorbidités comme les troubles de l’humeur, épisodes dépressifs ou troubles anxieux. Ces troubles du sommeil doivent être dépistés et pris en charge par les neurologues, car ils peuvent altérer la qualité de vie des patients, aggraver leur pronostic, voire contribuer au manque d’efficacité des traitements médicamenteux.

Abstract: What sleep disorders are found in synucleinopathies?
An abnormal accumulation of alpha-synuclein in neurons characterizes synucleinopathies: Parkinson’s disease (PD), multi-systemic atrophy (MSA), Lewy Body Dementia (LBD). Sleep disorders, frequent in these neurodegenerative pathologies, have a multifactorial origin. They can be directly linked to the pathology and its handicap, or be iatrogenic, or even linked to sleep hygiene and the environment, and finally with comorbidities such as mood disorders, depressive episodes or anxiety disorders. These sleep disorders must be detected and managed by neurologists, because they can affect the quality of life of patients, worsen their prognosis, and even contribute to the ineffectiveness of drug treatments.

Maladie de Parkinson

Les patients atteints de la maladie de Parkinson (MP) présentent une dégénérescence de la voie nigro-striée induisant un déficit dopaminergique, responsable de divers symptômes moteurs : tremblement de repos, akinésie, bradykinésie, hypokinésie, rigidité plastique et troubles posturaux. Si cette symptomatologie est souvent au premier plan, les signes non moteurs sont également très fréquents dans la MP : troubles cognitifs, dépression, dysautonomie et troubles du sommeil et de la vigilance [1]. Sur le plan physiopathologique, les troubles du sommeil seraient liés à une dégénérescence des régions nigrostriatales et du tronc cérébral, notamment le locus cœruleus, le noyau pédonculo-pontin et le noyau sub-latéro-dorsal [2–5]. Ils affectent près de 98 % des patients parkinsoniens, et sont souvent responsables d’un handicap fonctionnel important [6]. Les différents troubles du sommeil [7] retrouvés dans la MP et leur fréquence sont résumés dans le tableau 1 [8].

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