Maladie de Parkinson : « Il demeure crucial de prescrire tôt les traitements les plus efficaces »

Qu’est-ce qui a changé dans votre pratique sur le plan diagnostique et sur le plan thérapeutique depuis 10 ans ?

Parmi les avancées qui ont considérablement modifié ma pratique, je retiendrai la création des centres experts Parkinson (CEP) en 2012. Ces structures, réparties sur l’ensemble du territoire français et généralement adossées aux centres hospitaliers universitaires ainsi qu’à des unités de recherche, ont permis aux patients et aux aidants d’accéder à des informations claires sur les principaux symptômes de la maladie, les traitements et les perspectives de recherche. Elles ont concouru à améliorer l’annonce du diagnostic. La prise en charge de la maladie y est multiprofessionnelle, avec l’implication non seulement de neurologues expérimentés mais aussi d’infirmiers spécialisés coordinateurs, de psychologues, de kinésithérapeutes et d’orthophonistes. De nombreux programmes d’éducation thérapeutique ont pu être développés au sein de ces CEP. Par ailleurs, l’ensemble des CEP a intégré le réseau NS-Park qui permet à un grand nombre de patients de pouvoir participer aux protocoles de recherche. De plus, un registre de patients souhaitant participer aux études est disponible dans les centres pour faciliter leur inclusion.

Plusieurs études publiées au cours des 10 dernières années ont également influencé ma pratique quotidienne.

En particulier, l’étude EARLYSTIM publiée dans le NEJM en 2013 [1]. Cette étude multicentrique franco-allemande a démontré que l’efficacité de la stimulation cérébrale profonde du noyau sous-thalamique précoce était supérieure au traitement médicamenteux optimisé pour la prise en charge des fluctuations motrices. Cette étude n’a pas bouleversé les critères de sélection des patients. Néanmoins, elle a permis de valider certaines indications de stimulation précoce dans des cas particuliers (patients invalidés avec une durée d’évolution courte) et de manière générale, nous constatons que les patients sont opérés plus tôt qu’auparavant. De la même façon, les études en cours suggèrent que les traitements administrés par voie sous-cutanée (apomorphine, étude EARLYPUMP pilotée par le Dr Sophie Drapier, Rennes) ou intrajéjunale (Duodopa®) pourraient être anticipés.

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