Mouvements anormaux paroxystiques : crise ou pas crise

Devant tout mouvement anormal paroxystique récurrent, il faut évoquer une crise épileptique, un mouvement anormal paroxystique non épileptique, un mouvement psychogène ou encore un mouvement physiologique.
Il est important de s’orienter grâce à l’interrogatoire du patient et de son entourage devant des mouvements anormaux paroxystiques. En effet, l’âge du patient, la survenue au cours du nycthémère, l’existence de facteurs déclenchants, d’une rupture de contact ou non, la variabilité des symptômes sont des éléments capitaux à rechercher. L’enregistrement vidéo, et idéalement vidéo-EEG, apporte également des éléments décisifs pour le diagnostic. Les artéfacts de mouvements rendent parfois très difficile l’apport de l’EEG notamment dans les manifestations hyperkinétiques. Les vidéos réalisées par les familles au domicile des patients sont des aides précieuses notamment lors d’événements peu fréquents et ne pouvant pas être facilement déclenchés.
Nous allons aborder les mouvements anormaux paroxystiques de l’oropharynx et du menton, les mouvements anormaux paroxystiques toniques d’un membre, les mouvements anormaux paroxystiques hyperkinétiques, les mouvements anormaux paroxystiques déclenchés par le lever, la surprise ou une stimulation sonore ou tactile, et enfin les mouvements anormaux paroxystiques nocturnes.
Cet article n’est pas exhaustif, notamment sur des étiologies rares de mouvements anormaux paroxystiques ou sur des mouvements anormaux paroxystiques de l’enfant [1].
Les mouvements oculaires paroxystiques sont abordés dans l’article de Louise Tyvaert paru dans Neurologies en mai 2018 [2].

Mouvements anormaux paroxystiques de l’oropharynx et du menton (Tab.1)

Les crises operculaires

Les crises operculaires sont des crises d’épilepsie focales. Ces mouvements anormaux rares se manifestent par des clonies unilatérales involontaires de la commissure labiale, de la joue, de l’hémiface. Lorsque l’origine de la crise est médiale, à la jonction avec l’insula, les clonies se situent au niveau des muscles du cou, du pharynx ou du larynx (bruits de glotte possibles). Ces manifestations sont rythmiques et peuvent persister pendant le sommeil. La gêne fonctionnelle est importante. Les facteurs favorisants sont le stress et la dette de sommeil. Un déficit facial post-critique est possible. Il peut y avoir d’autres symptômes selon la propagation de la décharge, comme des hallucinations gustatives ou une hypersalivation. Le traitement dépend de l’étiologie, de l’existence d’une lésion et de sa nature, au niveau de l’opercule frontal.

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