Sclérose en plaques : aspects cliniques et biomarqueurs

Alors que l’année 2018 a été consacrée à la validation de la nouvelle version des critères de McDonald, en confirmant notamment leur importante sensibilité, l’édition 2019 de l’AAN a plutôt mis l’accent sur leur spécificité et leur application en vie réelle.
Des données intéressantes ont été communiquées également sur les manifestations neurologiques induites par certaines nouvelles biothérapies anticancéreuses.
Dans le domaine des biomarqueurs, le neurofilament reste la vedette.

Aspects cliniques et diagnostics différentiels

Le diagnostic de SEP se complique après 50 ans (Fig. 1) Yorio F et al. (P1.2-060) 

Les critères de McDonald 2017 doivent être appliqués dans des situations typiques de démyélinisation et leur validation initiale a été effectuée sur des populations caucasiennes âgées de 18 à 50 ans.

Qu’en est-il chez les patients chez qui l’on suspecte une maladie démyélinisante démarrant tardivement  ?

Cette étude rapportée par une équipe argentine a étudié une cohorte de 149 patients âgés de plus de 50 ans et adressés dans un centre tertiaire pour suspicion de sclérose en plaques.
Le diagnostic n’était retenu que dans un peu plus de la moitié des cas (55 %). Les principaux diagnostics alternatifs étaient soit la présence d’hypersignaux non spécifiques de la substance blanche, soit une atteinte de la substance blanche d’une autre origine (vasculaire notamment).
D’un point de vue clinique, les tableaux médullaires et les atteintes infratentorielles étaient les phé notypes les plus souvent associés au diagnostic de sclérose en plaques.
Sur le versant radiologique, les anomalies les plus caractéristiques dans cette population étaient les lésions du corps calleux, en particulier les lésions en doigts de Dawson. Ce résultat interpelle d’autant plus que la topographie calleuse n’est pas spécifiquement retenue dans les critères de McDonald.

Figure 1 – Diagnostic final retenu dans la cohorte de Yorio et al.

Les bandes oligoclonales : plus sensibles, mais pas forcément plus spécifiques (Fig. 2) Farin C et al. (P5.2.022)

L’évolution la plus importante de la dernière version des critères diagnostiques a été de redonner une place centrale à l’analyse du LCR, puisque la présence de bandes oligoclonales surnuméraires dans le LCR permet de se substituer à la dissémination temporelle chez un patient présentant un premier événement démyélinisant typique.

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