La plainte mnésique est un motif fréquent de consultation en neurologie. Savoir identifier le système de mémoire et le processus en cause permet d’orienter efficacement la prise en charge diagnostique et thérapeutique.

Résumé
L’évaluation d’un syndrome amnésique repose sur l’identification du système et du processus de mémoire atteint, à l’aide du bilan neuropsychologique, afin d’orienter le bilan étiologique (encodage, stockage ou récupération). Les atteintes de l’encodage et de la récupération en mémoire épisodique sont liées principalement à des perturbations des capacités attentionnelles, de mémoire de travail et des fonctions exécutives, le plus souvent d’origine non dégénérative et non neurologique. Les troubles du stockage en mémoire épisodique doivent faire rechercher en priorité des causes non dégénératives potentiellement curables. Devant une atteinte du stockage chronique, isolée et d’aggravation progressive il faut évoquer une cause dégénérative. Les examens complémentaires (IRM, TEP-FDG et examen du LCR) permettent de confirmer l’atteinte dégénérative et de différencier une maladie d’Alzheimer d’autres causes dégénératives non Alzheimer de présentation amnésique de description plus récente (LATE, PART et maladie des grains argyrophiles) et dont l’évolution est souvent plus lente.

Abstract
Amnestic syndrome: assessment and diagnostic orientation
The first step of an amnestic syndrome assessment relies on neuropsychological testing that helps at identifying the impaired memory system and process (encoding, storage or recollection). Encoding and recollection deficits are mainly related to attention, executive functions or working memory disorders, i.e. mainly non-degenerative and non-neurological disorders. If a storage deficit is identified, non-degenerative (possibly curable) etiologies should first be ruled out. A chronic, isolated, progressively worsening of episodic memory storage suggests a neurodegenerative disorder. MRI, FDG-PET- and CSF examination help to confirm the neurodegenerative etiology and to distinguish between Alzheimer’s disease and other causes of neurodegenerative diseases suspected to be underlain by non-Alzheimer pathologies (recently described LATE, PART or Argyrophilic Grain Disease), associated with a slower cognitive decline.

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