Coordonné Par Franck Semah (Lille)

La SEP à l’AAN 2015 : avancées, derniers résultats et pratique quotidienne

Par Jennifer Aboab

Les SEP Highlights ayant déjà permis de faire un large tour d’horizon des communications sur la SEP à l’AAN cette année, nous allons ici aborder des communications originales sur l’environnement et les comorbidités, mais aussi un chapitre sur les scores et autres échelles qui pourraient changer notre pratique quotidienne, aborder la fatigue sous un autre angle et conclure par un résumé de la session plénière sur les résultats des essais cliniques thérapeutiques. 

Environnement et comorbidités : what else ?

SEP et cancer

Le lien entre SEP et cancer a été peu étudié jusqu’ici, et est souvent contradictoire dans les études.
Gaindh et al. [1] ont cherché à évaluer la prévalence des cancers dans le registre de New York. La prévalence des cancers chez les 9 240 patients présentant une SEP était plus faible que la prévalence générale des cancers dans le registre de New York.
Toutefois, l’antécédent familial de cancer et la notion d’un traitement de fond de la SEP étaient associés à un risque plus élevé de cancer, ce qui doit nous amener à surveiller l’utilisation des traitements de fond à long terme chez ces patients, d’autant plus s’il existe des antécédents familiaux de cancer.

SEP et migraine

Un lien entre migraine et SEP a été établi au cours d’études cas- contrôles, sans explication physiopathologique évidente.
Une équipe américaine s’est intéressée aux caractéristiques radiologiques de patients SEP migraineux [2]. Il s’agissait d’une étude prospective incluant des patients SEP, des CIS et des sujets sains, dont les IRM étaient analysées. Parmi eux, 113 patients SEP, 11 CIS et 37 sujets sains étaient migraineux. Les IRM des patients SEP et migraineux montraient une charge et un volume lésionnels significativement plus importants que les SEP non migraineux (0,91 vs 0,21 et 125,3 vs 31,2 ; p = 0,019 et 0,022). Les auteurs notaient également une différence significative concernant les lésions rehaussées par le gadolinium, significativement plus nombreuses chez les patients migraineux (1,19 vs 0,3 ; p = 0,023). Ces différences étaient notées plus spécifiquement pour les SEP-RR.
Les crises migraineuses pourraient donc avoir un lien avec l’activité inflammatoire chez les patients SEP, surtout aux stades précoces de la maladie.

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